Asumpționiștii la București

UNE COMMUNAUTE INSEREE DANS…PLUSIEURS EGLISES LOCALES

Toute communauté se pose la question de son insertion dans l’Eglise locale. Celle qui vient d’être refondée à Bucarest le fait, non pas par rapport à une, mais au moins trois Eglises. Situation délicate mais riche aussi en potentialités.

Cette situation tient d’abord à un pays dont quelque 88% des habitants se disent orthodoxes, les catholiques ne représentant que 6% de la population et les protestants 7% (luthériens ou réformés, répartis en dénominations germanophones et magyarophones).

Cela tient aussi au fait qu’en Roumanie les catholiques sont eux-mêmes divisés – le mot n’est hélas pas trop dur - en deux Eglises, de rite latin (romano-catholique) et byzantin (gréco-catholique)… et que notre maison de Bucarest est liée à l’une et à l’autre ! Et cela tient enfin à la vocation même de notre Centre Saint Pierre – Saint André : faire se rencontrer tout ce(s) monde(s), pour mieux se connaître et se comprendre, en attendant de s’aimer…

Un biritualisme vécu en communauté

A l’origine de notre présence en Roumanie (1923) se trouve l’Eglise gréco-catholique, au sein de laquelle l’Assomption a pris pied en Transylvanie (Ouest du pays). Et quand il s’est agi en 1935 de bâtir notre immeuble de Bucarest pour l’Institut d’Etudes byzantines replié de Constantinople, cette Eglise a prêté son nom à la congrégation, qui n’avait alors d’existence légale ni en Roumanie ni en France. De là vient que notre maison se trouve toujours sous la juridiction de cette Eglise, incarnée dans la capitale par Mgr Mihai Fratila, auxiliaire de l’archevêque majeur de Fagaras et Alba Julia (Mgr Lucian Muresan, lequel réside à Blaj).

Nous n’en sommes pas moins proches de l’Eglise romano-catholique locale. L’archevêque latin, Mgr Ioan Robu, soutient notre projet et sollicite notre concours. Pour le moment, le P. Ovidiu (sans parenté avec le Robu précédent !), en sus de l’économat et de la charge du foyer, rend service à des paroisses de la ville. Et le P. Lucian, outre la bibliothèque et ses travaux en patrologie, prête déjà main forte pour l’Institut de formation des laïcs du diocèse, et en attendant d’enseigner a l’Université à partir de l’automne prochain, entretient sa fibre florentine à la paroisse italienne et parfois il répond au sollicitations venant de la cathédrale ! Quant au P. Michel, quand il ne prépare pas le programme du Centre ni ne parcourt l’Orient comme délégué du Provincial, il fréquente la paroisse francophone, où il a reçu la responsabilité de recteur a partir de 2 octobre, 2011.

L’unité est aussi affaire de patience

Ce double lien canonique, induit par l’inscription de notre communauté dans les deux rites, nous situe d’emblée dans notre projet de contribuer à « l’échange des dons » entre les deux poumons, oriental et occidental, du christianisme. Nous essayons de le vivre en communauté, mais surtout dans nos relations avec l’ensemble des confessions chrétiennes de Roumanie. Les liens commencent à se tisser avec chacune des Eglises qui, dans une conjoncture morose due à des raidissements orthodoxes, se montrent très ouvertes à notre perspective. La partie la plus délicate se joue alors avec une Orthodoxie jalouse de son identification avec la culture et la nation roumaines… Mais les contacts avec le Patriarcat sont prometteurs, même si rien n’est jamais joué d’avance. L’Unité est certes affaire de volonté, mais aussi de patience.

A la rentrée : conférences et débats à l’affiche de Saint Pierre – Saint André

Outre les études byzantines, particulièrement par la bibliothèque de recherche des 5e et 6e étages ainsi que les travaux du P. Lucian en patrologie, et le foyer d’étudiants animé par le P. Ovidiu, le troisième axe d’activité de notre maison consistera à proposer des rencontres chrétiennes, à caractère œcuménique, autour de thèmes d’Eglise et de société. C’est ainsi que le P. Michel est en train de concocter, avec ses confrères et un réseau de personnalités ecclésiastiques et intellectuelles qu’il a commencé à tisser, tout un programme de propositions pour la prochaine rentrée : une année de gestation, ce n’est sans doute pas de trop pour bien savoir où l’on met les pieds, dans cet Orient compliqué, où tous les esprits ne sont pas encore libérés des anciens carcans idéologiques, et face à des partenaires - notamment orthodoxes - portés à une méfiance spontanée envers ce qui leur est étranger !

Le projet consiste à proposer, à un rythme mensuel, de grandes conférences, des tables-rondes sur des questions controversées d’Eglise et de société, ainsi que des sujets d’actualité et des groupes de formation. Selon les premiers échos reçus, cette proposition aussi semble très attendue, tant sont rares pour l’heure, à Bucarest, de tels lieux de dialogue et d’échanges, en toute liberté et confiance, non seulement entre chrétiens d’Eglises différentes, mais entre gens de bonne volonté de toutes les couches de la société.

LE RETOUR DES ASSOMPTIONNISTES A BUCAREST A EU UN GRAND RETENTISSEMENT.

Bien sûr, la personnalité de Michel Kubler, ancien rédacteur en chef religieux de La Croix et connu dans le monde européen des médias, a facilité l’accueil que journaux, radios et télévisions ont fait au communiqué de presse qu’il avait diffusé. Il n’empêche, la très large couverture médiatique de l’inauguration est le signe de l’intérêt que porte la société roumaine, entre autres, à l’ouverture de ce Centre d’études et de rencontres, comme l’a été la présence de personnalités religieuses, intellectuelles, diplomatiques et politiques. Presque tous les journalistes ont mis en avant le choix historique et courageux des assomptionnistes de reprendre leur mission au sein de la société et des Eglises de Roumanie. Un pays qui souffre de l’image qu’il a parfois en Europe de l’Ouest.

Voici un inventaire de la reprise de l’évènement par les médias.

En amont

-       ‘Le Petit Journal’, quotidien francophone en ligne pour expatriés, vendredi 14/01 midi : article avec photo de la maison, reprenant la partie « condensée » ducommuniqué

-       AFP, samedi 15/01 : dépêche format « magazine », signée Isabelle Wesselingh, mise en ligne sur le fil international, avec photos

-       'Ziarul Lumina' (quotidien officiel du Patriarcat de Roumanie), samedi 15/01, bas de p. 3 : tout le communiqué (à peine recomposé), avec une photo de la maison

-       ‘L’Orient-Le Jour’, quotidien francophone libanais, dimanche 16/01 : reprise intégrale de la dépêche AFP, tant sur le site que dans l’édition papier

-       APIC (agence de presse internationale catholique) dimanche 16/01 : dépêche largement inspirée du communiqué

-       ‘La Croix’, lundi 17/01 : article en dernière page, signé du correspondant en Roumanie Jonas Mercier dans la rubrique ‘Que sont-ils devenus ?’, et intitulé « Le P. Michel Kubler veut réunir les chrétiens », avec photos de la maison et de la communauté AA

En aval 

-       Agence de presse nationale Mediafax, lundi 17/01, 20h : dépêche citant le ministre Baconsky à la sortie de l’inauguration, à propos du projet de visite du pape en Roumanie, et resituant ces propos dans le cadre de l’événement

-       TVR-1 (1ère chaîne nationale) : sujet (1’30) dans le « 20 heures » du jour, avec interview de Lucian et Michel

-       RFI-Roumanie, mardi 18/01 : reportage sur l’événement, dans l’émission « 40 minutes dans le monde", réalisée en duplex Paris-Bucarest (Stefan Popescu)

-       TVR-Cultural : interview de Lucian mardi soir 18/01

-       'Ziarul Lumina', mardi 18/01 : brève en ligne sur l’événement de la veille

-       Site de l’Eglise gréco-catholique de Roumanie, mardi 18/01 : compte-rendu de l’événement et texte de l’allocution de Mgr Fratila

-       Site catolica.ro (Conférence épiscopale), mercredi 19/01 : compte-rendu et photos 

-       'Ziarul Lumina', mercredi 19/01, p.4 : pleine page de reportage (+ photo) sur l’événement, avec 1er appel de une

-       Site « Stiri si noutati ortodoxe », mercredi 19/01 : long compte-rendu 

-       APIC, mercredi 19/01 : dépêche-reportage signée Michel Kubler sur le climat œcuménique roumain - prière pour l’Unité au patriarcat le 18,  précédée, la veille, par notre inauguration

-       ‘Osservatore Romano’, jeudi 20/01 : article en bas de page 5, avec photo de la maison, intitulé « Du journalisme aux études byzantines au cœur de Bucarest » et reprenant quelques éléments du papier de Jonas Mercier dans ‘La Croix’ du 17

-       Radio Vatican, jeudi 20/01 : interview (8’) du P. Bernard Le Léannec 

-       ‘Adevarul’ (grand quotidien généraliste), mercredi 26/01, version papier + site : tribune d’Andrei Plesu, directeur du New Europe College de Bucarest, ancien ministre 

-       RRI (Radio Roumanie International) jeudi 3 février : reportage (9’13’’), en français par Andrei Popov 

La Documentation catholique’ n° 2462 du 20 février 2011, pp. 206-210 : publication des allocutions de Teodor Baconsky, ministre des affaires étrangères, et du P. Benoît Grière, Provincial de France    

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