Misiunea Centrului Sfintii Petru si Andrei

Mission d'Orient: Projet "Christian Tell" Bucarest

 

La comission chargée par le Provincial pour reflechir et mettre en place le projet de Bucarest s'est reuni dans l'imposant monastere des "Carmes dechausses" a Snagov, dans la proximite de l'aéroport ineternational de la capitale roumaine. Plusieurs points ont retenu notre attention durant les travaux: rencontre avec l'eveque auxiliaire greco-catholique a Bucarest, Mgr. Mihai Frăţilă; rencontre avec l'archeveque latin de Bucarest, Mgr. Ioan Robu; échanges et réactions aux défis lancés et aux attentes exprimées par les deux eveques; "rêver" notre mission à Bucarest et quelles axes privilégier. Michel Kubler et le Provincial nous ont accompagné durant nos rencontres et nos échanges nous rappellant sans cesse la priorité de la Mission d'Orient a l'Assomption et l'esprit de communion qui doit empreigner notre retour dans la capitale de la Roumanie après une abesence de plus de  50 ans. Pour nous rendre d'avantage sensibles à cet esprit de communion, le Provincial nous a rappeleé à quelques reprises la parole evangelique: Si un Royaume se divise contre lui-meme il court à sa perte.

 

  1. Rencontre et échanges avec les deux eveques.

Tout d'abord nous avons rencontré et découvert la personalité et les convictions de Mgr. Frăţilă. Le plus jeune évêque de la Roumanie, et peut-être du monde catholique, pas encore 40 ans, a exprimé sa joie et son enthusiasme de nous voir revenir à Bucarest. Présentement, la Province de France a mis à la disposition des gréco-catholiques de Bucarest la chapelle de notre maison où le culte liturgique est célébré quotidiennement. Pour l'avenir, il souhaite que la collaboration aille en grandissant. De ses attentes pour la communauté assomprionniste qui s'installera sur la rue Christian Tell, je retiens trois aspects qui peuvent nourrir nos partages futurs: 1) une maison dédiée à la recherche scientifique grâce à la bibliothèque sauvée in-extremis par nos predecesseurs et que nous comptons faire revenir "a la maison"; 2) ouverture et dialogue grâce au charisme léguée par notre fondateur et qui nous pousse à favoriser la rencontre et à nous découvrir les uns les autres, des differentes confessions chretiennes, reciproquement; 3) pastorale de la culture grâce à un travail possible dans le monde universitaire, la plus proche Université se situant à quelques minutes à pieds de notre résidence, et à l'aménagement de la maison avec des salles qui ouvriront leurs portes à des conferentiers et à un public désireux d'aprofondir et aproprier les données fondamentales de la foi. Mgr. Robu, eveque depuis 25 ans a Bucarest, nous a partagé également son sens pastoral et ses soucis de pasteur. Tout au long de son intervention il nous a rappelé de garder à l'esprit l'essentiel, à savoir, l'esprit de service dans l'Eglise pour nos frères et soeurs dans le Christ. La communauté, probablement de constitution internationnalle, pourra donner un coup de main à la pastorale des differents groupes linguistiques et ethniques présents à Bucarest, une ville de plus en plus cosmopolite. Il a insisté également sur la mission auprès des jeunes et dans la pstorale universitaire. Une insitence majeure de l'archeveque de Bucarest a été de nous encourager à lé'tude des Pères de l'Eglise afin de les faire connaître soit par la traduction des oeuvres patristiques en roumain, soit par des publications thématiques des idées qui ont mûri et fait avancé la pensée théologique des premiers siècles du christianisme. Mgr. Robu nous a partagé également que les chretiens de Roumanie n'ont pas encore un manuel d'histoire de l'Eglise qui presenterait l'histoire de l'Eglise Roumaine dans le cadre plus elargi de l'histoire universelle. Enfin, l'archevêque a insisté sur des aspects plus pratiques et pastoraux: les religieux de la communauté devront faire un effort pour s'integrer au clergé local, favoriser les rencontres avec celui-ci et travailler en etroite collaboration; respecter la tradition et les coutumes de l'Eglise locale sans introduire "des choses fantastiques" dans la liturgie qui ne feront que scandaliser les fidèles.

 

 

  1. Partage de noes « rêves ».

A tour de rôles, les participants a ces traveaux de reflexion ont exprimé leurs rêves pour la communauté et la mission Assomptionniste à Bucarest. En voici l´essentiel de ces échages : 1) la vie communautaire devrait être le point central de cette mission, avoir une seule âme tournée vers Dieu ; 2) favoriser le dialogue et la rencontre et contribuer ainsi à la découverte des uns des autres dans la diversité de nos traditions respectives ; 3) profiter du besoin de faire découvrir le riche patrimoine patristique, latine et byzantine, pour mieux découvrir les racines de notre foi en compagnie des Pères de l´Église ; 4) la prédication, l´éducation de la foi, devenir un foyer de spiritualité où on puisse mettre en pratique cette volonté du Père d´Alzon : Que ton Règne vienne ! En nous, et autour de nous ! 5) être un « Petit Chèvetogne » en Roumanie, profiter des notre privilège birituel afin de vivre de l´intérieur les deux rites ; 6) mettre en place une mission semblable à celle des Échos d´Orient pour la divulgation de la recherche de la spiritualité et de la tradition théologique orientale ; 6) être un centre qui permettrait à l´Église de respirer avec les « deux poumons » ; 7) la communauté devrait voir grand, large, plus loin, et, pourquoi pas, être dotée d´un esprit prophétique ; 8) ouvrir un centre de formation chrétienne, de resourcement spirituel, devenir des « pères spirituels », faire un travail pour guérir la mémoire ; 8) être un pont d´unité entre les deux communautés présentes en Roumanie, à Blaj en rite gréco-catholic et à Margineni en rite latin, et une communauté qui saura travailler en étroite collaboation avec d´autres Congrégations religieuses, tout particulièrement avec les Soeurs Oblates de l´Assomption ; 9) offrir une liturgie soingée, belle, qui permet une expérience et un cheminement spirituel aux fidèles ; 10) la communauté devra collaborer étroitement avec les autres communautés de la Mission d´Orient. Après avoir partagé nos rêves, dont j´ai tracé l´essentiel, nous nous somms posé la question quant au nom de la communauté. « Saints Pierre et André » a été évoqué comme nom possible, les deux Apôtres symbolisant les deux traditions chrétiennes et les deux poumons de l´Église Une du Christ, notre Sauveur.

Enfin, nous avons pris le temps pour mettre en commun quelques idées sur lesquelles nous devrons être d´accord pour la suite de nos traveaux : 1) il faut travailler en collaboration avec les laics afin de faire ensemble tout ce qu´on peut faire ensemble, disait le Provincial en citant l´ancien supérieur général, le P. Claude Maréchal ; 2) refléchir sur une stratégie qui nous permettra de travailler en collaboration avec les représentants du Patriarcat ortodoxe roumain ; 3) permettre à des jeunes de vivre et partager notre maison et contribuer ainsi à leur formation catéchétique et spirituelle. Michel Kubler nous a rappelé, en fin de nos traveaux, l´idée de jumelage des communautés de la Mission d´Orient avec des communautés d´Occident. Un point central de notre rencontre a été également la visite « guidée » de la maison située sur la rue Christian Tell. Le P. Iosif Gal a été notre guide autorisé, en tant que délégué du Provincial pour suivre le déroulement des opérations de restauration de la maison.

Voici un bref apperçu du travail d´une belle rencontre fraternelle à Snagov, Roumanie, d´où chacun est parti avec le sentiment d´apporter une pierre pour bâtir le plus harmonieusement possible la communauté Assomptionniste de Bucarest. Et pour que tout soit bien fait, comme on sait bien faire à l´Assomption, nous avons partagé et dégusté les délices coulinaires dans un restaurant de la capitale où chacun s´est senti « Ca la mama acasă ».

 

Fr. Lucian Dinca, a.a., c-té Bucarest.

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